Long run #1 : l’escapade improvisée à Lattes

Hello !

On se retrouve aujourd’hui pour un billet un peu plus léger que d’habitude, pour quelque chose de plus spontané, de plus vivant. J’avais envie de prendre le temps ce soir pour vous partager un peu de mon week-end, un peu de mes pensées. Comme une envie d’aligner quelques mots. D’extérioriser.

Hier, la journée a été très peu productive. Il était impossible de me motiver pour quoique ce soit : je me lassais de tout très vite, je n’arrivais pas à me concentrer plus de 5 minutes sur quelque chose, je sentais que tout fonctionnait au ralenti dans mon corps et dans mon esprit. La fatigue me submergeait toute la journée, et il était impossible de m’en débarrasser … Ce genre de journée est tellement difficile à vivre, où la vie est un vrai supplice, où chaque seconde de la journée se fait ressentir. Aucun état de flow pendant plus de 15 heures : c’est long. J’essayais de prendre mon mal en patience en me disant qu’après une bonne nuit de sommeil, tout irait pour le mieux. Faire confiance au futur, se rappeler que tout n’est qu’éphémèrement vivant, et que tout fini par passer. C’est ce que j’essaye de me dire lorsque quelque chose m’atteint et m’empêche d’avancer comme du stress, un manque de motivation, un manque d’énergie.

Ce matin, le réveil a sonné à 7 heures, comme d’habitude. Mes yeux s’ouvrent doucement, je reprends peu à peu conscience de mon corps : je me réveille. Rapidement, je sens que ma forme habituelle m’est revenu, que mon énergie et ma motivation m’emplissent. L’idée de faire ma sortie longue de la semaine en course à pied prend de plus en plus de place dans mon esprit. Je prends tout de même le temps de m’éveiller un peu, je m’étire, je lis quelques pages de « La transformation intérieure » de Sadhguru (dont je compte vous parler très bientôt), mais j’ai de plus en plus envie de mettre le nez dehors, et de courir sur des kilomètres. Une fois que j’ai quelque chose en tête, c’est presque impossible de l’extirper de mes pensées, du moins, tant qu’elle n’est pas réalisée … Je me lève, m’habille, enfile mes baskets, prépare mon sac de trail avec ma petite réserve d’eau et deux morceaux de sucre en guise de ravitaillement. Je n’ai pas un nombre de kilomètres prévus en tête, mais je sais qu’aux moins 10 bons kilomètres vont être nécessaires pour me satisfaire.

Je lance mon application de running préférée de tous les temps, qui m’accompagne depuis 2015 sur mes sorties : Nike Running. C’est cliché, c’est Nike, c’est corpo, mais elle fait tellement bien le job. L’application vous propose de garder en mémoire plusieurs données de chacun de vos sorties en course à pied : vos kilomètres, votre temps, le dénivelé, votre fréquence cardiaque, et votre parcours. Vous pouvez également ajouter des notes, si vous vous voulez garder une trace de vos ressentis, sensations, ou autre lors de votre sortie du jour, par exemple. Il est aussi possible de suivre le kilométrage de vos baskets, si je peux appeler ça comme ça. Cette fonction m’a été plutôt utile pour me rendre compte du nombre de kilomètres que j’avais fait subir à mes anciennes Asics ! En bref, j’adore cette application, et si je ne devais en garder qu’une seule sur mon téléphone, ça serait bien celle-ci.

Je lance donc mon application, une playlist dans mes oreilles, et entame ma sortie du jour. Il est 8 heures du matin, le soleil est de sortie, mais ses rayons ont un peu de mal à traverser l’épaisse couche de nuages gris qui s’est formée dans le ciel. Il fait frais, je me demande s’il va pleuvoir.

Avant même de sortir, j’avais prévu de courir le long des rives du lez. (Si vous n’êtes pas familiers avec cet endroit, je vous invite à aller faire un tour sur mon dernier article sur mes endroits favoris à Montpellier et dans ses alentours.) J’ai découvert que l’on pouvait longer les rives depuis le centre de Montpellier jusqu’à Palavas-les-Flots il y a peu, lors d’une grande balade décidée un peu du jour au lendemain avec mon chéri. Après 5 ans passés à vivre dans cette jolie ville, c’est quand même fou de penser que je n’avais jamais pensé à faire cette longue marche. Je ne savais même pas qu’elle existait. Comme quoi, il faut parfois partir à des kilomètres de chez soi, faire les bonnes rencontres, pour voir d’un autre œil, les choses qui nous entourent. L’endroit est tellement paisible, on y croise des cyclistes, des coureurs, mais aussi une végétation incroyable. Et puis, marcher ou courir au bord de l’eau, c’est toujours quelque chose de plaisant et d’apaisant.

J’avale les premiers kilomètres qui me séparent des rives en passant par le centre-ville. C’est calme, les rues sont presque vides, le monde est encore endormi. Du moins, j’aime à le penser. J’arrive sur les berges du lez, et j’entame cette longue ligne droite qui mène à la jolie et douce ville de Lattes. Je ne pensais pas m’y rendre, je me posais 36 questions sur les premiers mètres sur les rives. « Jusqu’où je vais ? Si je vais jusqu’ici ça me fera tant de kilomètres, puis en comptant le retour … « . Puis je me suis laissée porter par mes jambes. J’ai profité de l’instant présent.

L’aller jusqu’à Lattes a été absolument euphorique. C’était juste enivrant de courir aussi tôt le matin, de sentir la vie autour de moi, de voir toute cette jolie faune, de ressentir la fraîcheur de l’eau qui coulait à côté de moi … J’ai croisé un nombre de personnes à vélo, à pied, en promenade avec leurs chiens, en pleine séance de course à pied comme moi, et même des pêcheurs. Un autre coureur m’a salué en me faisant un signe de la main en passant à côté de moi.

Ces petites choses de la vie qui nous surprennent, qui rendent heureux.

Après 6.5 kilomètres, j’arrive sur le port Ariane. C’est encore plus calme ici, je ne croise absolument personne. Le temps était comme arrêté … J’en profite pour prendre une petite pause, boire un peu, prendre mon petit ravitaillement qui m’a paru divin après ces dizaines de minutes de course à pied à jeun, arrêter ma musique pour écouter le bruit de l’eau qui coule à côté de moi, envoyer un petit message à mes parents et à mon chéri, profiter de l’endroit tout simplement.

Je prends le temps de savourer l’endroit et cette petite pause qui me revigore au maximum. J’ai un peu hésité, mais je me suis vite convaincue qu’il fallait que je fasse le chemin du retour en courant. Je prends quelques photos, relance ma musique, bois quelques gorgées d’eau, avant de me remettre en route. Même chemin qu’à l’aller, vue différente, effort différent, sensation différente. Toujours aussi euphorique, je sens que ces kilomètres avalés me font du bien, que paradoxalement, ils me revigorent et me redonnent de l’énergie.

La sortie longue de la semaine se solde par un 12.15 kilomètres. 12.15 kilomètres de pur bonheur, de découverte, de vie.

Finalement, cette escapade improvisée au bord des rives, a été la meilleure décision que j’ai prise pour commencer cette journée, cette semaine, ce mois. On ne regrette jamais d’avoir enfilé ces baskets pour aller courir un peu – ou marcher, ou autre – que ce soit pour 1, 2, 5, ou 25 kilomètres. L’essentiel n’est pas la distance, car c’est quelque chose de subjectif. L’essentiel est dans vos sensations, dans les signes que votre corps vous envoie, dans les ressentis au fond de soi-même.

Peut⁻être que mon coup de mou d’hier s’est manifesté pour laisser place à ce trop plein d’énergie ? Je ne sais pas, et je ne saurai jamais. Mais comme dit plus haut, tous les états ne sont pas permanents, et tout fini par passer.

En tout cas, j’ai déjà hâte d’être à la semaine prochaine pour une nouvelle sortie longue, peut-être sur un nouveau terrain, peut-être sur le même. À voir où mes jambes décident de me porter. En attendant, d’autres entraînements m’attendent cette semaine. Et ces sorties sont tout autant euphoriques et satisfaisantes.

Et vous ? Vous courez ?

Sarah ♡

14 commentaires sur “Long run #1 : l’escapade improvisée à Lattes

  1. Hello !
    Chouette billet, je me reconnais un peu dans tes lignes. Il est vrai que la distance n’est pas importante, c’est toujours le plaisir qui en ressort qu’il faut noter.
    Je suis adepte du sport le matin, et vais régulièrement faire un footing vers 6h. Bien souvent il n’y a personne… digue et plage rien que pour moi ^^ on a un peu le sentiment d’être privilégié, de pouvoir profiter. Les quelques gens que je croise sont souriant et heureux aussi d’être là ! Un jour une dame m’a dit « quel courage ! »… je lui ai dit que non, j’avais surtout de la chance. Voir le soleil se lever, la mer calme … bref, j’ai hâte d’y être ce matin 😉
    Bonne journée 🙂

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    1. Hello !
      Merci pour ton passage ! Le sport le matin, surtout aussi tôt dans une journée, c’est tellement satisfaisant et ressourçant. On se réveille un peu en même temps que le soleil, on suit son levé, et c’est souvent incroyable l’ambiance qui règne pendant ces moments. Adorable cette rencontre ! J’espère que tu as pu faire une belle sortie ce matin, profiter du calme, te ressourcer !
      Passe une belle journée, des bisous ! 🙂

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    1. Coucou ! Des supers plans pour ce week-end alors ! J’espère pour toi, on ne regrette jamais une bonne randonnée en nature. Passe une belle journée (et un beau week-end en avance!) 🙂

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  2. Coucou.
    C’est marrant car je me retrouve dans ton article. J’ai horreur de me lever et d’être dans cet état, rien envie de faire, essayer de faire quelque chose mais qui me parait insurmontable et j’attends le soir pour aller me coucher tellement je suis à plat (ça ne m’arrive pas beaucoup heureusement).
    Je cours depuis maintenant 2 ans environ et quel bonheur. J’ai commencé par 500m (j’ai quand même 44 bientôt et je n’avais jamais couru de ma vie … lol) et maintenant j’en suis à 11kms qui me font un bien énorme ! c’est limite inexplicable ! Je pars le matin avec ma musique, je cours dans les champs et en ce moment il y a de superbes couleurs, un pure moment de bonheur.
    Ton article m’a beaucoup plu et me ressemble …
    Belle journée à toi.
    Bisous

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    1. Coucou,
      Merci pour ton retour, c’est agréable d’avoir des retours comme ça : je me sens un peu moins seule. Bravo pour tes progrès en course à pied ! Je te comprends totalement, c’est une véritable bulle de bonheur ✨
      Passe une belle soirée, des bisous ! 💕

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  3. Hello ! Je vois très bien ce que tu as traversé. C’est toujours après un gros coup de pompe qu’on a un regain d’énergie (enfin pas toujours). Mais dans ces moments-là, on se sent pousser des ailes, et tout nous semble magnifique ! J’ai habité à Antigone, mais je ne savais pas qu’on pouvait pousser jusqu’à Palavas depuis les rives du Lez ! Ca me semble tellement loin haha mais pour une balade ça doit être top ❤

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    1. Coucou ! Merci pour ton message qui m’a fait plaisir à lire ✨ Mais oui, j’étais « choquée » aussi en découvrant que j’étais passée à côté de cette jolie balade ! Bon, on ne va pas se mentir, ça fait quand même pas mal de kilomètres, mais ça fait tellement de bien ! Passe une belle soirée, des bisous ! 💕

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    1. Coucou ! C’est très agréable de courir là-bas, c’est surtout très calme le matin. Super pour tes sorties, parfois le corps nous demande à sa façon de lever un peu le pied … J’espère que tes soucis de santé se sont arrangés depuis. Passe une belle soirée ! 🙂

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    1. Oh qu’est-ce qu’il est arrivé à ton genou ? Ils souffrent tellement de la course à pied, comme les hanches sur les longues sorties … Avec le temps, le corps devient plus fort, mais parfois il faut savoir le ver le pied et l’écouter quand il nous demande de ralentir un peu … J’espère que ton genou va vite se rétablir ❤ Des bisous, et une belle journée ! ❤

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